La Set au cœur du vivre ensemble en milieu périurbain

Comment aménager, construire et habiter autrement en milieu périurbain ?
A l'heure où l'on tente de concilier aménagement et développement durable, la question est au cœur des préoccupations de la Set et de ses partenaires. En Touraine, elle trouve sa réponse dans plusieurs projets urbains conduits par l'aménageur. « Notre ambition est de bâtir des morceaux de ville cohérents » résume Pascal Gomes, Directeur Adjoint, des morceaux de ville qui se démarquent des zones pavillonnaires qui grignotent encore aujourd'hui le territoire national, des espaces étalés et monofonctionnels « incompatibles avec le vivre ensemble ».

Afin de réussir la greffe de ces espaces à l'existant, l'intervention de la Set repose sur quelques principes forts : privilégier les liens par les voiries, les cheminements et les espaces publics, maintenir des vues sur des éléments singuliers du paysage ou des centre-bourgs, jalonner l'espace par des jardins, venelles, parking de proximité et ainsi permettre de nouveaux usages partagés, de nouveaux itinéraires au quotidien. Pour la Set, la gouvernance des projets de développement périurbains est fondée - comme pour toute action d'envergure sur la ville - sur un partenariat ouvert et éclairé avec les services de l'Etat garants du respect des règles de mixité et d'insertion environnementale, les communes, les urbanistes, les paysagistes, les architectes et les promoteurs et bien sûr les habitants.

Une gouvernance fondée sur un partenariat ouvert et éclairé

Situé à une dizaine de kilomètres de Tours, le quartier des Gués de Veigné accueillera à terme 590 logements sur une surface de près de 45 hectares. Coordonné par la Set, ce programme illustre bien cette nouvelle forme d'urbanisation en frange périurbaine plus économe en espace. « C'est un cas d'école, affirme Gilles Arthémise, chef de projets. On a proposé ici des densités, des compacités plus fortes que celles pratiquées usuellement sur ces territoires, des densités comparables à celles des centres-bourgs historiques. » A Veigné, des maisons individuelles sont ainsi édifiées sur des parcelles de 200 m² « mais chacun de ces mètres carrés a été optimisé. Les jardins sont certes modestes mais leur ensoleillement a été étudié dans le plan masse de l'opération avec la même attention que celui d'un séjour ! »

Autre opération de belle ampleur aux portes de l'agglomération tourangelle, le projet des Hauts de Montlouis s'étend lui sur 35 hectares. Ils verront s'élever 790 logements. Ici aussi la Set et la commune ont fait le pari de la densité. Au sein des îlots, elle sera en moyenne de 47 logements à l'hectare. « L'idée, avance Simon Laporte, chef de projets à la Set, est d'offrir en compensation, des espaces publics généreux, conviviaux et de qualité. » A Montlouis-sur-Loire, l'ensemble du programme s'organise autour d'un long mail central paysager qui s'offre avec générosité et permet l'appropriation des espaces extérieurs par des usages individuels et collectifs. Cette trame verte constituera un lieu de promenade, de loisirs et de parcours quotidien. « Dans ces nouvelles formes d'habitat, en redonnant une place à l'espace public, on propose des espaces de convivialité et on crée ainsi du lien social » ajoute Simon Laporte.

Bâtir des morceaux de ville cohérents et équilibrés

A Montlouis-sur-Loire comme à Veigné ou bien encore à Sorigny et Ballan-Miré, les opérations se distinguent également par une très large diversité de logements. Cette diversité des modes d'habitat se traduit par des ilôts mixtes au plan de la typologie (habitat individuel, groupé, superposé ou collectif) mais aussi de programmes : accession, location libre, social, location accession. « Dans le quartier des Gués, on a par exemple créé de petits collectifs de type 2 mais aussi des T3 avec jardin comparables à ceux que l'on connaît dans des centres-bourgs » illustre Gilles Arthémise. A Sorigny, une ancienne ferme à Genevray a été réhabilitée en logements de tailles diverses. Aux Hauts de Montlouis, on trouvera des « maisons superposées » idéales pour loger un couple âgé en rez-de-chaussée et une famille au-dessus, favorisant ainsi la mixité sociale mais aussi la mixité générationnelle. Dans ces nouveaux programmes, la Set essaye enfin d'introduire – autant que faire se peut – de la mixité fonctionnelle pour accueillir ici des commerces, là des entreprises et des services.

« C'est ainsi que l'on bâtit des morceaux de ville équilibrés, des morceaux de ville qui vivront à tous les moments de la journée » conclut Pascal Gomes.

Réalisations